abstention2007

Samedi 18 février 2006

L’élection présidentielle approche. Et cela depuis 2002. Est-ce à cause d’une frustration ressentie par les Français le 21 avril ? Est-ce par une pipolisation croissante de la politique ? Quoiqu’il en soit, les Français (ou les médias) ne parlent que de ça depuis 2002 : l’élection présidentielle approche.

On prépare les qualifs : Sarkozy-Villepin, Hollande-Royale-DSK-Fabius-…

Il se pourrait même que nous (Militants, sympathisants, ou Français) ayons à voter, star’acquisation de la politique oblige.

L’élection présidentielle est une confrontation de personnalités plutôt qu’un débat d’idées. Pour celui-ci, il faudrait se reporter sur les législatives, tronquées cependant par le quinquennat.

 

Pour inverser un fonctionnement qui privilégie un pouvoir personnifié

au détriment de la démocratie,

 

ABSTENTION EN 2007

Par Folard
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Dimanche 26 février 2006

La France se démarque des autres démocraties par son pouvoir bicéphale. Entre régime parlementaire ou présidentiel, nous n’avons pu, su ou voulu choisir. Las des effets d’un tel système, c’est-à-dire de la cohabitation, les hommes politiques ont tenté de mettre les choses au clair avec le quinquennat. Malheureusement, la réforme constitutionnelle s’est contenté de raccourcir le mandat présidentiel de sept à cinq ans, ne changeant rien dans l’équilibre des pouvoirs.

 

 

Quelle situation avons-nous aujourd’hui ?

Un régime à dominante présidentielle, aux accents bonapartistes (quand bien même les référendums n’aident plus à légitimer le chef de l’Etat). Le parlement se retrouve impuissant. Les lois sont le plus souvent issues du gouvernement. L’Assemblée nationale est une chambre d’enregistrement, alors qu’elle doit être la première expression populaire. Elle n’en a pas les moyens. En a-t-elle la volonté ? La proximité des élections présidentielle et législatives imprime une dynamique aux secondes, si bien que les députés sont, pendant cinq ans, fidèles au président. (C’était le dessein de ceux qui ont voulu un « quinquennat sec » et une inversion du calendrier.)

Un équilibre des pouvoirs voudrait que le Parlement fasse contre poids à l’exécutif. Ce rôle semble mieux respecté aux Etats-Unis.

 

 

Vers un régime parlementaire ou présidentiel ?

 

La situation actuelle paraît convenir, plus ou moins, aux leaders actuels, à ceux qui peuvent prétendre à l’Elysée. Cependant, Nicolas Sarkozy prône une réforme institutionnelle dans une direction plus présidentielle, et la gauche dénonce régulièrement la marginalisation du Parlement dans le processus législatif. Elle est en cela rejoint par l’UDF et une partie des députés de la majorité.

Le parti centriste, comme Arnaud Montebourg et d’autres au PS, milite pour un régime parlementaire. Celui-ci, décrédibilisé par les échecs de la Troisième puis Quatrième République, aurait les moyens de faire ses preuves, si la France, trop fière d’être la pionnière de la démocratie (oubliant souvent le rôle des Anglo-saxons), osait s’inspirer des exemples de régimes voisins, notamment italien ou allemand. (Si la culture démocratique allemande est plus jeune, le régime est plus ancien que notre Ve République.)

 

 

La voie démocratique exige le basculement vers un régime parlementaire. La chambre des députés, bien qu’imparfaite, est plus représentative qu’un seul homme. Le score de Jacques Chirac au premier tour de l’élection 2002, montre la faible adhésion de la nation au chef de l’Etat. De plus la loi doit être engendrée par le débat démocratique. Où est le débat dans notre régime ? Entre le président et le premier ministre qu’il nomme ?

Le gouvernement doit déterminer et conduire la politique, comme le mentionne la constitution, mais doit le faire sous contrôle du parlement. Le président, s’il reste garant de la continuité des institutions, doit céder des pouvoirs dans la conduite des politiques.

 

 

Coupons une tête au monstre bicéphale !

Par Folard
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Lundi 1 mai 2006

Pourquoi s’abstenir plutôt que voter blanc ?

 

 

Les deux démarches n’ont pas le même sens. Le vote blanc légitime l’élection. L’enveloppe vide signifie « Je ne suis d’accord avec aucun des candidats mais reconnais l’élection donc accepte le résultat. »

L’abstention, elle, délégitime le processus. Le fait de ne pas voter envoie le message suivant : « Je suis contre ce scrutin. » Ce peut être une contestation du système représentatif dans son ensemble (même si les partis antiparlementaires se présentent aujourd’hui aux élections). Ce peut être aussi une contestation du seul scrutin, en l’occurrence présidentiel.

 

 

En faisant des élections législatives le scrutin réunissant le plus grand nombre de votants, les citoyens peuvent relégitimer le Parlement au détriment du Président de la République.

 

 

Par Folard
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Lundi 1 mai 2006

Un des objectifs avoués du quinquennat était d’éviter les cohabitations. C’est-à-dire d’avoir la même couleur politique à l’Elysée et au Palais Bourbon.

Le sens des élections, présidentielle puis législatives, donne la préférence au Chef de l’Etat. Ainsi, la logique institutionnelle veut, par une dynamique électorale, que l’appartenance politique du Président donne celle de l’Assemblée.

L’exigence démocratique n’irait-elle pas dans le sens inverse ? L’élection des représentants parlementaires, censés faire les lois, devrait donner le rythme à la vie démocratique.

 

 

Si les deux élections doivent se dérouler dans la même année, donnons la priorité aux législatives.

Par Enybold
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Lundi 1 mai 2006

L’abstention délégitime le Président, qu’il soit issu d’un parti « parlementaire » ou d’un extrême. Le scrutin décisif est le législatif.

Si Jacques Chirac a peu pendant son deuxième mandat faire passer les textes qu’il souhaitait, ce n’est pas tant du fait de son score à la présidentielle que la large majorité UMP à l’Assemblée. La gauche s’est souvent élevée contre la politique gouvernementale, s’offusquant que le Président ne prenne pas en compte la part de ses 80% venant de ses adversaires. Mais où étaient ces voix de gauche lors des législatives ? La droite aurait-elle eu autant de latitude sans la majorité absolue à l’Assemblée ? Que ferait un Président d’extrême droite avec un Parlement de gauche ?

 

 

 

La peur du FN ne doivent pas nous faire abandonner notre objectif, celui de redonner un sens à notre démocratie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Enybold
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Samedi 5 août 2006

A droite comme à gauche, les individus se pressent devant les grilles du Palais du monarque. Chacun rêve de le louer pour cinq ans.

Nicolas Sarkozy fait de cette ambition un argument électoral. oui, il l'avoue, il veut être Président, c'est son seul et unique but. Et quoi de mal à ça? demande-t-il.

A gauche, les candidatures se multiplient, continuant toutefois de faire croire à un prgramme. Chacun se réserve le droit d'amender ces belles intentions. L'époque est révolue; où la déjà forte personnalité s'appuyait sur 110 propositions claires pour mener campagne.

Les Verts? un duel aux allures fraternelles entre deux personnalités en vue. Des anonymes ont bien tenté de conserver la tradition de la candidature inconnue du grand public. En vain.

L'extrême gauche cherche une personnalité capable de rassembler.

 

Chaque camps a saisi le fonctionnement de la présidentiel: on élit un homme, pas un programme. pour se prononcer sur la politique à mener dans les cinq prochaines années, il faut attendre l'échéance législative. Avec une campagne baclée, car amputée dans le temps et influencée par les résultat de la présidentielle.

Dépersonnifions la République pour rendre le pouvoir au peuple.

Le pouvoir au Palais Bourbon plutôt qu'au palais du nouveau Bourbon.

Par Enybold
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Samedi 5 août 2006

Le président est enfermé dans sa tour d'ivoire. Le président se crispe sur son pouvoir...

les critiques fusent sur la fin de quinquennat de Jacques Chirac. On s'est d'abord "amusé" d'un chef d'Etat qui bidouillait tous ses nouveaux jouets, comme la dissolution ou l'arme nucléaire (pour les plus graves). Lors de son second mandat, on lui reproche de ne pas savoir écouter les français, refusant de tirer les conclusions des défaîtes successives de l'UMP dans les urnes aux régionales, euorpéennes, référendum et dans la rue sur le CPE.

 

Comment éviter un pouvoir recroqueviller sur lui-même, s'accrochant à sa chaise pendant les tempêtes, sans prendre gare aux passagers de la galère? En élisant un homme vertueux ou en confiant le pouvoir, le vrai, à une assemblée. Et la deuxième solution est la plus sûre.

Par Monella
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Vendredi 29 septembre 2006

Lionel Jospin ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. Mais s'il l'était à Matignon?

Trois cas de figure amènent à un changement du pouvoir:

- une révolution: passons...

- une réforme: il suffit d'observer le nombre d'années qu'il a fallu pour passer du septennant à un quinquennat (sec, c'est à dire de changer un mot dans la constitution). attendons...

- les rapports de force personnels: j'ai rêvé en 2002 (et je ne suis pas le seul, mon regard se porte sur le professeur de droit constitutionnel Guy Carcassonne) que Lionel Jospin choisisse Matignon plutôt que l'Elysée et que le PS porte un personnage secondaire à la candidature présidentielle. Cette initiative (si elle avait été couronnée de succès électoral) aurait installé le pouvoir durablement Rue de Varenne.

Ce qui n'a pas été fait en 2002 peut encore l'être en 2007. Il faut cependant avouer que les personnalités candidates n'entendront pas abandonner le pouvoir à un Lionel Jospin Premier ministre. Le pari vaut d'être tenté.

C'est pourquoi, en dehors de toute considération politique et uniquement pour l'avenir de nos institutions, j'appelle Lionel Jospin à entamer sa campagne pour les législatives.

J'ai rêvé en 2002, certains disent que je rêve en 2007. Mais un jour...

Par Enybold
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Lundi 13 novembre 2006

La guerre de l'Elysée n'aura pas lieu. Pièce comique écrite en 2002 par Christophe Barbier (qui tient son blog sur lexpress.fr)

Et si la fiction devenait réalité...

Par Folard
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Lundi 8 janvier 2007

Les citoyens se sont bousculés, paraît-il, pour s'inscrire sur les listes électorales. Nous serons donc plus nombreux à être compté parmi les votants et les non-votants.

Précipitons-nous de ne pas glisser de bulletins dans les urnes!

Un simple rappel:

Les non-votants sont des votants du non.

Par Enybold
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