L’abstention délégitime le Président, qu’il soit issu d’un parti « parlementaire » ou d’un extrême. Le scrutin décisif est le législatif.
Si Jacques Chirac a peu pendant son deuxième mandat faire passer les textes qu’il souhaitait, ce n’est pas tant du fait de son score à la présidentielle que la large majorité UMP à l’Assemblée. La gauche s’est souvent élevée contre la politique gouvernementale, s’offusquant que le Président ne prenne pas en compte la part de ses 80% venant de ses adversaires. Mais où étaient ces voix de gauche lors des législatives ? La droite aurait-elle eu autant de latitude sans la majorité absolue à l’Assemblée ? Que ferait un Président d’extrême droite avec un Parlement de gauche ?
La peur du FN ne doivent pas nous faire abandonner notre objectif, celui de redonner un sens à notre démocratie.
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