Lundi 1 mai 2006

Pourquoi s’abstenir plutôt que voter blanc ?

 

 

Les deux démarches n’ont pas le même sens. Le vote blanc légitime l’élection. L’enveloppe vide signifie « Je ne suis d’accord avec aucun des candidats mais reconnais l’élection donc accepte le résultat. »

L’abstention, elle, délégitime le processus. Le fait de ne pas voter envoie le message suivant : « Je suis contre ce scrutin. » Ce peut être une contestation du système représentatif dans son ensemble (même si les partis antiparlementaires se présentent aujourd’hui aux élections). Ce peut être aussi une contestation du seul scrutin, en l’occurrence présidentiel.

 

 

En faisant des élections législatives le scrutin réunissant le plus grand nombre de votants, les citoyens peuvent relégitimer le Parlement au détriment du Président de la République.

 

 

Par Folard - Publié dans : abstention2007
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Dimanche 26 février 2006

La France se démarque des autres démocraties par son pouvoir bicéphale. Entre régime parlementaire ou présidentiel, nous n’avons pu, su ou voulu choisir. Las des effets d’un tel système, c’est-à-dire de la cohabitation, les hommes politiques ont tenté de mettre les choses au clair avec le quinquennat. Malheureusement, la réforme constitutionnelle s’est contenté de raccourcir le mandat présidentiel de sept à cinq ans, ne changeant rien dans l’équilibre des pouvoirs.

 

 

Quelle situation avons-nous aujourd’hui ?

Un régime à dominante présidentielle, aux accents bonapartistes (quand bien même les référendums n’aident plus à légitimer le chef de l’Etat). Le parlement se retrouve impuissant. Les lois sont le plus souvent issues du gouvernement. L’Assemblée nationale est une chambre d’enregistrement, alors qu’elle doit être la première expression populaire. Elle n’en a pas les moyens. En a-t-elle la volonté ? La proximité des élections présidentielle et législatives imprime une dynamique aux secondes, si bien que les députés sont, pendant cinq ans, fidèles au président. (C’était le dessein de ceux qui ont voulu un « quinquennat sec » et une inversion du calendrier.)

Un équilibre des pouvoirs voudrait que le Parlement fasse contre poids à l’exécutif. Ce rôle semble mieux respecté aux Etats-Unis.

 

 

Vers un régime parlementaire ou présidentiel ?

 

La situation actuelle paraît convenir, plus ou moins, aux leaders actuels, à ceux qui peuvent prétendre à l’Elysée. Cependant, Nicolas Sarkozy prône une réforme institutionnelle dans une direction plus présidentielle, et la gauche dénonce régulièrement la marginalisation du Parlement dans le processus législatif. Elle est en cela rejoint par l’UDF et une partie des députés de la majorité.

Le parti centriste, comme Arnaud Montebourg et d’autres au PS, milite pour un régime parlementaire. Celui-ci, décrédibilisé par les échecs de la Troisième puis Quatrième République, aurait les moyens de faire ses preuves, si la France, trop fière d’être la pionnière de la démocratie (oubliant souvent le rôle des Anglo-saxons), osait s’inspirer des exemples de régimes voisins, notamment italien ou allemand. (Si la culture démocratique allemande est plus jeune, le régime est plus ancien que notre Ve République.)

 

 

La voie démocratique exige le basculement vers un régime parlementaire. La chambre des députés, bien qu’imparfaite, est plus représentative qu’un seul homme. Le score de Jacques Chirac au premier tour de l’élection 2002, montre la faible adhésion de la nation au chef de l’Etat. De plus la loi doit être engendrée par le débat démocratique. Où est le débat dans notre régime ? Entre le président et le premier ministre qu’il nomme ?

Le gouvernement doit déterminer et conduire la politique, comme le mentionne la constitution, mais doit le faire sous contrôle du parlement. Le président, s’il reste garant de la continuité des institutions, doit céder des pouvoirs dans la conduite des politiques.

 

 

Coupons une tête au monstre bicéphale !

Par Folard - Publié dans : abstention2007
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Samedi 18 février 2006

L’élection présidentielle approche. Et cela depuis 2002. Est-ce à cause d’une frustration ressentie par les Français le 21 avril ? Est-ce par une pipolisation croissante de la politique ? Quoiqu’il en soit, les Français (ou les médias) ne parlent que de ça depuis 2002 : l’élection présidentielle approche.

On prépare les qualifs : Sarkozy-Villepin, Hollande-Royale-DSK-Fabius-…

Il se pourrait même que nous (Militants, sympathisants, ou Français) ayons à voter, star’acquisation de la politique oblige.

L’élection présidentielle est une confrontation de personnalités plutôt qu’un débat d’idées. Pour celui-ci, il faudrait se reporter sur les législatives, tronquées cependant par le quinquennat.

 

Pour inverser un fonctionnement qui privilégie un pouvoir personnifié

au détriment de la démocratie,

 

ABSTENTION EN 2007

Par Folard - Publié dans : abstention2007
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