Le 22 avril aura lieu le renouvellement du coup d'Etat permanent.
N'y participons pas.
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Le 22 avril aura lieu le renouvellement du coup d'Etat permanent.
N'y participons pas.
Jeudi 1er février (AFP) - Le ministère de la santé alerte les citoyens sur les dangers de s'exposer sans protection à l'éclipse du 22 avril prochain. "L'exposition à l'éclipse démocratique peut provoquer une cécité temporaire pouvant durer jusqu'à cinq ans", a déclaré le ministre de la santé démocratique. Tout citoyen souhaitant observer le phénomène est prié de se munir de lunettes adequat disponibles dans toutes les pharmacies.
L'éclipse est un phénomène démocratique qui se reproduit tous les cinq ans et qui, par le truchement d'un élection présidentielle, donne une impression de pouvoir au peuple.
L'élection présidentielle a toujours eu son lot de candidatures farfelues. Mais le temps du gentil Barbu est révolu. On ne se présente plus pour connaître son quart d'heure de gloire. La téléréalité a banalisé la télégloriole. Alors
Pourquoi tant de candidatures?
Non plus par coqueterie médiatique (Barbu, 1965). Non plus par idéalisme européen (Sebag, Héraud, 1974). Non plus par envie de se plier en quatre quand la France est coupée en deux (Coluche, 1981).
Par nécessité. La tendance s'est esquissée en 2002. Pour peser dans la gauche plurielle, il faut montrer ses muscles. Pour montrer sa force, rien de tel que la proportionnelle. Pour se fier à des résultats proportionnels, rien de tel que le premier tour de l'élection présidentielle.
Les Verts ne peuvent compter sur une assise locale. Les communistes voient leurs bastions se déliter. Ces deux partis sont cependant trop forts et trop peu certains de leurs forces réelles pour négocier les circonscriptions.
A l'extrême gauche, même jeu de rapports de forces. Qui de LO, LCR, PCF (qui veut peser à sa gauche et à sa droite), Bové... (j'en oublie certainement) est le plus costaud? Puisque la démocratie des collectifs anti-libéraux ne peuvent le désigner, le premier tour (d'une élection décriée par cette même gauche) nous le révélera.
Les grands partis PS et UMP ont désamorcé ce jeu dangereux par des primaires. Ce qui a permis à DSK, Fabius et MAM de compter leurs troupes. Dupont-Aignant n'en a pas eu le temps.
Quid du chantage hulotien? Même logique, si ce n'est que le parangon de l'écologie delermienne ne veut pas démontrer le poids d'un courant mais d'une idée.
Ce jeu de rapports de force, vie d'une démocratie, doit-il se dérouler tous les cinq ans dans les urnes ? Ou tous les jours dans un hémicyle?
Les citoyens se sont bousculés, paraît-il, pour s'inscrire sur les listes électorales. Nous serons donc plus nombreux à être compté parmi les votants et les non-votants.
Précipitons-nous de ne pas glisser de bulletins dans les urnes!
Un simple rappel:
Les non-votants sont des votants du non.
La guerre de l'Elysée n'aura pas lieu. Pièce comique écrite en 2002 par Christophe Barbier (qui tient son blog sur lexpress.fr)
Et si la fiction devenait réalité...
Lionel Jospin ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. Mais s'il l'était à Matignon?
Trois cas de figure amènent à un changement du pouvoir:
- une révolution: passons...
- une réforme: il suffit d'observer le nombre d'années qu'il a fallu pour passer du septennant à un quinquennat (sec, c'est à dire de changer un mot dans la constitution). attendons...
- les rapports de force personnels: j'ai rêvé en 2002 (et je ne suis pas le seul, mon regard se porte sur le professeur de droit constitutionnel Guy Carcassonne) que Lionel Jospin choisisse Matignon plutôt que l'Elysée et que le PS porte un personnage secondaire à la candidature présidentielle. Cette initiative (si elle avait été couronnée de succès électoral) aurait installé le pouvoir durablement Rue de Varenne.
Ce qui n'a pas été fait en 2002 peut encore l'être en 2007. Il faut cependant avouer que les personnalités candidates n'entendront pas abandonner le pouvoir à un Lionel Jospin Premier ministre. Le pari vaut d'être tenté.
C'est pourquoi, en dehors de toute considération politique et uniquement pour l'avenir de nos institutions, j'appelle Lionel Jospin à entamer sa campagne pour les législatives.
J'ai rêvé en 2002, certains disent que je rêve en 2007. Mais un jour...
Le président est enfermé dans sa tour d'ivoire. Le président se crispe sur son pouvoir...
les critiques fusent sur la fin de quinquennat de Jacques Chirac. On s'est d'abord "amusé" d'un chef d'Etat qui bidouillait tous ses nouveaux jouets, comme la dissolution ou l'arme nucléaire (pour les plus graves). Lors de son second mandat, on lui reproche de ne pas savoir écouter les français, refusant de tirer les conclusions des défaîtes successives de l'UMP dans les urnes aux régionales, euorpéennes, référendum et dans la rue sur le CPE.
Comment éviter un pouvoir recroqueviller sur lui-même, s'accrochant à sa chaise pendant les tempêtes, sans prendre gare aux passagers de la galère? En élisant un homme vertueux ou en confiant le pouvoir, le vrai, à une assemblée. Et la deuxième solution est la plus sûre.
A droite comme à gauche, les individus se pressent devant les grilles du Palais du monarque. Chacun rêve de le louer pour cinq ans.
Nicolas Sarkozy fait de cette ambition un argument électoral. oui, il l'avoue, il veut être Président, c'est son seul et unique but. Et quoi de mal à ça? demande-t-il.
A gauche, les candidatures se multiplient, continuant toutefois de faire croire à un prgramme. Chacun se réserve le droit d'amender ces belles intentions. L'époque est révolue; où la déjà forte personnalité s'appuyait sur 110 propositions claires pour mener campagne.
Les Verts? un duel aux allures fraternelles entre deux personnalités en vue. Des anonymes ont bien tenté de conserver la tradition de la candidature inconnue du grand public. En vain.
L'extrême gauche cherche une personnalité capable de rassembler.
Chaque camps a saisi le fonctionnement de la présidentiel: on élit un homme, pas un programme. pour se prononcer sur la politique à mener dans les cinq prochaines années, il faut attendre l'échéance législative. Avec une campagne baclée, car amputée dans le temps et influencée par les résultat de la présidentielle.
Dépersonnifions la République pour rendre le pouvoir au peuple.
Le pouvoir au Palais Bourbon plutôt qu'au palais du nouveau Bourbon.
L’abstention délégitime le Président, qu’il soit issu d’un parti « parlementaire » ou d’un extrême. Le scrutin décisif est le législatif.
Si Jacques Chirac a peu pendant son deuxième mandat faire passer les textes qu’il souhaitait, ce n’est pas tant du fait de son score à la présidentielle que la large majorité UMP à l’Assemblée. La gauche s’est souvent élevée contre la politique gouvernementale, s’offusquant que le Président ne prenne pas en compte la part de ses 80% venant de ses adversaires. Mais où étaient ces voix de gauche lors des législatives ? La droite aurait-elle eu autant de latitude sans la majorité absolue à l’Assemblée ? Que ferait un Président d’extrême droite avec un Parlement de gauche ?
La peur du FN ne doivent pas nous faire abandonner notre objectif, celui de redonner un sens à notre démocratie.
Un des objectifs avoués du quinquennat était d’éviter les cohabitations. C’est-à-dire d’avoir la même couleur politique à l’Elysée et au Palais Bourbon.
Le sens des élections, présidentielle puis législatives, donne la préférence au Chef de l’Etat. Ainsi, la logique institutionnelle veut, par une dynamique électorale, que l’appartenance politique du Président donne celle de l’Assemblée.
L’exigence démocratique n’irait-elle pas dans le sens inverse ? L’élection des représentants parlementaires, censés faire les lois, devrait donner le rythme à la vie démocratique.
Si les deux élections doivent se dérouler dans la même année, donnons la priorité aux législatives.
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